aphorismes     extraits

 

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 philosophes écrivains poètes

 

auteurs grecs et latins

donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux changer, le courage de changer les choses qui peuvent l’être et la sagesse de distinguer les premières des secondes.

marc aurèle

tant que l’on est en vie, il faut apprendre à vivre.

sénèque, apprendre à vivre

qu’importe le nombre de maîtres ! il n’y a qu’une seule servitude. celui qui la dédaigne, aussi nombreux que soient ses oppresseurs, demeure libre.

sénèque, apprendre à vivre

que ceux qui veulent être libres s’abstiennent donc de vouloir ce qui ne dépend pas d’eux seuls : sinon, inévitablement, ils seront esclaves.

épictète, ce qui dépend de nous

le but de la philosophie : soigner les âmes, apaiser les tourments inutiles, délivrer des passions, chasser les appréhensions.

cicéron, devant la souffrance

le sage ne peut en vouloir à ceux qui font le mal. pourquoi ? parce qu’il sait que personne ne naît sage, mais qu’on le devient.

sénèque, l’homme apaisé

on se cherche des retraites à la campagne, à la mer et à la montagne ; toi-même, tu as l’habitude de convoiter cela. mais c’est parfaitement idiot puisqu’à tout moment on peut se retirer en soi-même. et nulle retraite n’offre plus de calme et moins de préoccupations que sa propre âme, surtout quand elle renferme des biens permettant de vivre d’emblée dans l’aisance – et par aisance, je n’entends rien d’autre qu’équilibre ou quiétude. accorde-toi sans cesse cette retraite, et régénère-toi.

marc aurèle, pensées pour moi-même

il ne faut pas retarder, quand on est jeune, le moment de philosopher, ni se lasser de philosopher quand on est vieux : car il n’est jamais trop tôt ni trop tard pour la santé de l’âme.

épicure, lettres à ménécée

la sagesse est ouverte à tous. nous sommes tous assez nobles pour y arriver. la philosophie ne rejette et ne choisit personne. elle brille pour tous.

sénèque, apprendre à vivre

moi, j’ai toujours vécu, où que je sois, en jouissant du moment présent comme si c’était la dernière heure et qu’elle ne devait jamais revenir.

pétrone, satiricon

il y a ce qui nous tourmente plus qu’il n’est nécessaire, ce qui nous tourmente avant qu’il soit nécessaire, ce qui nous tourmente alors que ce n’est absolument pas nécessaire. notre douleur, nous l’augmentons, nous l’anticipons, nous l’inventons.

sénèque, apprendre à vivre

pleurer n’est pas sans charme et, rassasiée de larmes, la douleur s’épuise d’elle-même.

ovide, l’exil et le salut

la douleur qu’on refoule vous étrangle, elle bouillonne à l’intérieur et se voit contrainte de redoubler de violence.

ovide, l’exil et le salut

quoi ! cher ami, tu es athénien, citoyen d’une ville qui est plus grande, plus renommée qu’aucune autre par sa science et sa puissance, et tu ne rougis pas de donner tes soins à ta fortune, pour l’accroître le plus possible, ainsi qu’à ta réputation et à tes honneurs ; mais quant à ta pensée, à ta vérité, à ton âme, qu’il s’agirait d’améliorer, tu ne t’en soucies pas ; tu n’y songes pas !

socrate  apologie de socrate

je n’ai nul souci de ce dont se soucient la plupart des gens, affaires d’argent, administration des biens, charges de stratège, succès oratoires en public, magistratures, coalitions, factions politiques. je me suis engagé, non dans cette voie […] mais dans celle où, à chacun de vous en particulier, je ferai le plus grand des bienfaits en essayant de lui persuader de se préoccuper moins de ce qui est à lui que de ce qu’il est, lui, pour se rendre aussi excellent, aussi raisonnable que possible.

socrate  apologie de socrate

philosopher, ce n’est pas vivre sans plaisir, c’est apprendre à vivre avec plaisir partout et à tirer satisfaction de toutes les situations.

plutarque, le vice et la vertu

nicolas de chamfort

jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale.

maximes et pensées, caractères et anecdotes

andré comte-sponville

penser mieux pour vivre mieux.

goethe

n’oublie pas de vivre.

michel de montaigne

lecteur, je suis moi-même la matière de mon livre.

essais

qui se connaît, connaît aussi les autres, car chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition.

essais

mon métier et mon art, c’est vivre.

essais

on nous apprend à vivre quand la vie est passée.

essais

quoi, vous n’avez rien fait ! mais n’avez-vous point vécu aujourd’hui ? c’est non seulement la fondamentale mais la plus illustre de vos occupations.

propos rapportés

mon apprentissage n’a d’autre fruit que de me faire sentir combien il me reste à apprendre.

essais

la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute.

essais

il faut se prêter à autrui et ne se donner qu’à soi-même.

essais

la plus grande chose du monde, c’est de savoir être à soi.

essais

la vraie liberté, c’est de pouvoir toute chose sur soi.

essais

C’est chose tendre que la vie et aisée à troubler.

essais

il est toujours plus plaisant de suivre que de guider.

essais

qui apprendrait aux hommes à mourir, leur apprendrait à vivre.

essais

étienne de la boétie

soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres.

discours de la servitude volontaire

friedrich nietzsche

il m’est odieux de suivre autant que de guider.

le gai savoir

ils te séduisent, mon style et mon langage ?

quoi, tu me suivrais pas à pas ?

aie souci de n’être fidèle qu’à toi-même

et tu m’auras suivi.

le gai savoir

j’habite ma propre maison, je n’ai jamais imité personne en rien et – je me ris de tout maître qui n’a su rire de lui-même.

le gai savoir

c’est mal récompenser son maître que de rester toujours disciple.

ecce homo

tu dois devenir l’homme que tu es. fais ce que toi seul peux faire. deviens sans cesse celui que tu es, sois le maître et le sculpteur de toi-même.

ainsi parlait zarathoustra

pour finir, ma chère lou, cette ancienne et très intime injonction : devenez ce que vous êtes ! on ressent d’abord la nécessité de s’affranchir de ses chaînes, et finalement, il nous faut encore nous affranchir de cette émancipation ! chacun de nous doit endurer cette maladie des chaînes, même après les avoir brisées.

lettre à lou salomé

vivre de telle sorte qu’il te faille désirer revivre, c’est là ton devoir.

le gai savoir

pourvu que l’on soit une personne, on a nécessairement la philosophie de sa propre personne.

le gai savoir

où réédifierons-nous le jardin d’épicure ?

lettre à peter gast

il n’ y a pas de faits, il n’y a que des interprétations.

fragments posthumes

ce n’est pas le doute, c’est la certitude qui rend fou.

ecce homo

ma formule pour ce qu’il y a de grand dans l’homme est amor fati : ne rien vouloir d’autre que ce qui est, ni devant soi, ni derrière soi, ni dans les siècles des siècles.

ne pas se contenter de supporter l’inéluctable, et encore moins se le dissimuler- tout idéalisme est une manière de se mentir devant l’inéluctable- mais l’aimer.

ecce homo

« dieu »,  l’ « immortalité de l’âme », le « salut », l’ « au-delà », autant de notions pour lesquelles je n’ai jamais eu ni temps, ni attention à perdre, même dans mon enfance- peut-être n’ai-je jamais été assez enfant pour cela ? […] mais il est une question qui m’intéresse tout autrement, et dont le « salut de l’humanité » dépend beaucoup plus que de n’importe quelle curieuse subtilité de théologien : c’est la question du régime alimentaire.

ecce homo

« comment arriverai-je au plus vite à la cime ? »

monte toujours et n’y pense pas !

le gai savoir

mais celui qui est éveillé, celui qui sait, dit :  je suis corps de part en part, et rien hors cela ; et l’âme ce n’est qu’un mot pour quelque chose qui appartient au corps.

le corps est raison, une grande raison, une multitude qui a un seul sens, une guerre et une paix, un troupeau et un berger.

ta petite raison, elle aussi, mon frère, que tu appelles « esprit », est un outil de ton corps, un petit outil, un jouet de ta grande raison.

moi, dis-tu, et tu es fier de ce mot. mais ce qui est plus grand, en quoi tu ne veux pas croire, ton corps et sa grande raison : il ne dit pas « moi », mais il le fait.

ainsi parlait zarathoustra

tous les hommes se divisent entre esclaves et êtres libres. car celui qui de sa journée n’a pas les deux tiers à soi est un esclave, qu’il soit au demeurant ce qu’il voudra : homme d’état, marchand, fonctionnaire, savant…il roule comme roule la pierre, conformément à l’absurdité de la mécanique.

humain trop humain

michel onfray

a parole est une molécule, le cerveau est matière, son agencement est neuronal. la parole peut donc, en effet, soigner et guérir en contribuant à de nouveaux agencements, hédonistes en l’occurrence, des circuits psychiques endommagés par la souffrance : antiphon d’athènes, le sophiste, l’enseignait et le pratiquait déjà au vème siècle avant l’ère commune.

[…] la parole doit contribuer à la construction d’un récit qui donne du sens au chaos existentiel de la personne qui requiert les services du psychologue. en cas de traumatismes qui ne relèvent pas de la psychiatrie, la psychologie est un art de la construction de soi ou de la reconstruction de soi. elle produit de l’ordre existentiel dans le désordre ontologique. en ce sens, elle entretient une relation intime avec la philosophie entendue comme art de vivre, construction de soi, sculpture de sa propre statue.

abrégé hédoniste

la philosophie hédoniste est une proposition psychologique, psychagogique, éthique, érotique, esthétique, bioéthique, politique…elle se propose de la même façon qu’épicure et les épicuriens, mais également et surtout de lucrèce, un discours sur la nature des choses afin que tout un chacun puisse trouver sa place dans une nature, un monde, un cosmos dans la perspective d’une vie réussie – la vie réussie se définissant comme celle qu’on aimerait revivre s’il nous était possible d’en vivre une à nouveau.

sachant cela, voulons ici et maintenant ce que nous voudrions voir se répéter dans l’hypothèse d’un éternel retour.

abrégé hédoniste

pascal

ainsi nous ne vivons jamais, mais nous espérons de vivre ; et, nous disposant toujours à être heureux, il est inévitable que nous ne le soyons jamais.

pensées

arthur rimbaud

c’est faux de dire : je pense : on devrait dire : on me pense. pardon du jeu de mots.

je est un autre.

lettre du voyant

jean-paul sartre

c’est ce que j’exprimerai en disant que l’homme est condamné à être libre. condamné, parce qu’il ne s’est pas créé lui-même, et par ailleurs cependant libre, parce qu’une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu’il fait.

l’existentialisme est un humanisme

en fait, nous sommes une liberté qui choisit, mais nous ne choisissons pas d’être libres : nous sommes condamnés à la liberté.

qu’est-ce que signifie ici que l’existence précède l’essence ?

cela signifie que l’homme existe d’abord, se rencontre, surgit dans le monde, et qu’il se définit après. l’homme, tel que le conçoit l’existentialiste, s’il n’est pas définissable, c’est qu’il n’est d’abord rien. il ne sera qu’ensuite, et il sera tel qu’il se sera fait. ainsi, il n’y a pas de nature humaine, puisqu’il n’y a pas de dieu pour la concevoir.

l’existentialisme est un humanisme

l’homme est d’abord un projet qui se vit subjectivement, au lieu d’être une mousse, une pourriture ou un chou-fleur ; rien n’existe préalablement à ce projet ; rien n’est au ciel intelligible, et l’homme sera d’abord ce qu’il aura projeté d’être.

l’existentialisme est un humanisme

mais si vraiment l’existence précède l’essence, l’homme est responsable de ce qu’il est. […] et, quand nous disons que l’homme est responsable de lui-même, nous ne voulons pas dire que l’homme est responsable de sa stricte individualité, mais qu’il est responsable de tous les hommes.

l’existentialisme est un humanisme

dostoïevsky avait écrit : « si dieu n’existait pas, tout serait permis. » c’est là le point de départ de l’existentialisme.

l’existentialisme est un humanisme

la liberté est liberté de choisir, mais non la liberté de ne pas choisir. ne pas choisir en effet, c’est choisir de ne pas choisir.

ne pas choisir, c’est encore choisir.

l’être et le néant

au-delà de ce que je suis de par l’hérédité et de ce qu’on a fait de moi par le milieu et l’éducation, il y a ce que je fais avec ce que je suis et ce qu’on a fait de moi.

l’homme qui se croit déterminé se masque sa responsabilité.

la seule chose qui permet à l’homme de vivre, c’est l’acte.

l’existentialisme est un humanisme

c’est là le fond de la joie d’amour, lorsqu’elle existe : nous sentir justifiés d’exister.

l’être et le néant

baruch spinoza

dieu, c’est-à-dire la nature.

éthique

l’esprit et le corps sont une seule et même chose.

éthique

le désir est l’essence même de l’homme, c’est-à-dire l’effort par lequel l’homme s’efforce de persévérer dans son être.

éthique

l’esprit s’efforce de persévérer dans son être pour une durée indéfinie, et il est conscient de son effort.

éthique

nous entendons donc par vie, la force qui fait persévérer les choses dans leur être.

éthique

l’être d’un être est de persévérer dans son être.

éthique

le désir qui naît de la joie est plus fort, toutes choses égales d’ailleurs, que le désir qui naît de la tristesse.

éthique

la joie est le passage d’une perfection moindre à une plus grande perfection.

la tristesse est le passage d’une plus grande perfection à une perfection moindre.

éthique

l’amour est la joie accompagnée de l’idée d’une cause extérieure.

éthique

ce n’est pas parce que nous jugeons qu’une chose est bonne que nous la désirons, mais c’est parce que nous la désirons que nous la jugeons bonne.

éthique

les hommes se trompent en ce qu’ils se croient libres et cette opinion consiste en cela seul qu’ils sont conscients de leurs actions, et ignorants des causes qui les déterminent.

éthique

est dite libre, la chose qui existe par la seule nécessité de sa nature et se détermine par elle-même à agir.

éthique

on ne sait pas ce que peut le corps.

éthique

il n’y a pas d’espoir sans crainte, ni de crainte sans espoir.

éthique

ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre.

traité théologico-politique

l’homme libre désire le bien.

traité théologico-politique

l’homme libre ne pense à rien moins qu’à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie.

éthique

nous sentons et expérimentons que nous sommes éternels.

éthique

c’est une grande folie que de vouloir être sage tout seul.

traité théologico-politique

voltaire

je me suis mis à être un peu gai, parce qu’on m’a dit que cela est bon pour la santé.

lettre à l’abbé trublet

psychanalystes

 

sandor ferenczi

l’insensibilité de l’analyste (façon maniérée de saluer, exigence formelle de « tout dire », attention dite flottante, qui finalement n’en est pas une et qui n’est certainement pas appropriée aux communications des analysants, grosses de sentiments et souvent présentées avec beaucoup de difficultés) a pour effet : 1) que le patient se trouve offensé par le manque ou l’insuffisance d’intérêt ; 2) comme il ne veut pas penser de mal de nous, ni nous considérer défavorablement, il cherche la cause de cette non-réaction en lui-même, c’est-à-dire dans la qualité de ce qu’il nous a communiqué ; 3) finalement, il doute de la réalité du contenu qui était auparavant encore si proche du sentiment.

journal clinique

sigmund freud

il existe beaucoup de façons et de moyens de pratiquer la psychothérapie et tous ceux qui aboutissent à la guérison sont bons.

de la psychothérapie

jacques lacan

je propose que la seule chose dont on puisse être coupable, au moins dans la perspective analytique, c’est d’avoir cédé sur son désir.

séminaire sur l’éthique de la psychanalyse

il n’ y a pas de rapport sexuel mais l’amour supplée au manque de rapport sexuel.

séminaire

le langage n’est pas fait pour la communication. la preuve, elle est à notre portée à tout instant ; vous devez quand même vous apercevoir, quand vous êtes avec votre conjoint ou votre conjointe par exemple, que quand vous commencez à être forcés d’expliquer les choses, premièrement c’est non seulement que ça va mal, mais deuxièmement c’est sans espoir ! et plus vous en mettrez et moins on communiquera…enfin…c’est tuant ! […]

alors à quoi ça sert le langage ? s’il n’est ni fait pour signifier les choses expressément, je veux dire que c’est pas du tout sa première destination, et si la communication non plus ?

et bien c’est simple, c’est simple et c’est capital : il fait le sujet.

petit discours aux psychiatres de sainte anne

la psychanalyse est un remède contre l’ignorance. elle est sans effet sur la connerie.

parmi les analystes, et qui pensent – ce qui déjà rétrécit le cercle -, il n’y en a peut-être pas un seul qui se fasse […] la même idée qu’un quelconque de ses contemporains […] sur […] ce dont il s’agit dans l’analyse.

où va donc la direction de la cure ? peut-être suffirait-il d’interroger ses moyens pour la définir dans sa rectitude. remarquons :

1. que la parole y a tous les pouvoirs, les pouvoirs spéciaux de la cure ;

2. qu’on est bien loin par la règle de diriger le sujet vers la parole pleine, ni vers le discours cohérent, mais qu’on le laisse libre de s’y essayer ;

3. que cette liberté est ce qu’il tolère le plus mal ;

4. que la demande est proprement ce qui est mis entre parenthèses dans l’analyse, étant exclu que l’analyste en satisfasse aucune ;

5. qu’aucun obstacle n’étant mis à l’aveu du désir, c’est vers là que le sujet est dirigé et même canalisé ;

6. que la résistance à cet aveu, en dernière analyse, ne peut tenir ici à rien que l’incompatibilité du désir avec la parole.

écrits 2

je dis toujours la vérité : pas toute, parce que toute la dire, on n’y arrive pas. la dire toute, c’est impossible, matériellement : les mots y manquent.

télévision

le réel, c’est quand on se cogne.

wilhelm reich

reich évoquant sa première rencontre avec freud :

regardez-moi ! je déborde de vie. n’est-il pas vrai ? je lance des étincelles ! eh bien, il avait les mêmes qualités. il avait une richesse de vie qui n’est pas le fait de l’homme moyen. cela, vous le savez bien. il y avait beaucoup de grâce dans ses mains, dans ses gestes. ses yeux étaient perçants. il avait une façon de vous regarder dans le blanc des yeux. rien de composé dans ses attitudes. […]

mais freud était un simple animal. est-ce que vous accepteriez cette description ? il n’était rien qu’un animal ! voilà ce qu’était freud. et puis, il s’écroula.

reich parle de freud

je me sentis attiré par le monde extérieur, par la sociologie. dorénavant, une seule question me préoccupait : quelle est l’origine de cette misère ? c’était là le début de notre désaccord. tandis que freud mettait au point sa théorie de la « pulsion de mort », aux termes de laquelle « la misère vient de l’intérieur », je m’en allais, moi, à la rencontre des masses.

reich parle de freud

j’avais tiré les conclusions sociales de sa théorie de la libido. aux yeux de freud, c’était la dernière chose à faire ! or, quelles étaient ces « conclusions sociales » ? quels sont les prolongements sociaux de la théorie de la libido ? […] si vous voyez un courant, un courant naturel, il faut le laisser s’écouler. si vous le barrez par une digue, il déborde. c’est tout. or, si l’on s’oppose au courant naturel de la bio-énergie, il déborde également en causant des réflexions irrationnelles, des perversions, des névroses, etc. que faut-il faire pour y porter remède ? il faut faire rentrer le courant naturel dans son lit et lui permettre de s’écouler normalement. or, cela demande de grands changements en matière d’éducation, de puériculture, de vie familiale. voilà les conséquences sociales.

reich parle de freud

la santé psychique dépend de la puissance orgastique, c’est-à-dire de la capacité de se donner lors de l’acmé de l’excitation sexuelle, pendant l’acte sexuel naturel. sa base est l’attitude caractérielle non névrotique de la capacité d’aimer. la maladie mentale est le résultat d’un désordre dans la capacité naturelle d’aimer. dans le cas de l’impuissance orgastique, dont souffrent la majorité des humains, l’énergie biologique est inhibée et devient ainsi la source de toutes sortes de comportements irrationnels. la guérison des troubles psychiques exige en premier lieu le rétablissement de la capacité naturelle d’aimer. elle dépend autant des conditions sociales que des conditions psychiques.

la fonction de l’orgasme

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